Nos fondamentaux

Nos fondamentaux constituent les lignes de forces qui nous rassemblent.

Propriété collective

Nous souhaitons remettre en question la propriété privée individuelle. C’est pourquoi la propriété du lieu est portée par une structure collective autogérée : une SCI dont l’association loi 1901 « Les Compayres » détient 90% des parts sociales.

Propriété d’usage

Nous voulons construire un lieu pérenne, non soumis à la spéculation immobilière. L’idée est que les espaces soient distribués en fonction des besoins des habitant-e-s, et qu’ils ne soient pas forcément attribués de manière définitive, afin de pouvoir évoluer en fonction des changements majeurs dans la vie des habitant-e-s. Ceci avec l’accord des principaux intéressé bien entendu.

Des habitations indépendantes

Nous envisageons de construire sur le lieu différents habitats en fonction des besoins des habitants : des appartements ou studios autonomes pour des familles, des collocations, des solitaires. Nous souhaitons que la vie collective soit désirée et non imposée par les contraintes spatiales et penser la répartition des espaces en conséquence.

Accessibilité financière

Nous essayons de faire prévaloir l’envie de vivre ensemble autour d’un projet commun sur les considérations matérielles. En ce sens, les choix du collectif cherchent à rendre le projet le plus accessible possible.

Malgré cette envie, un projet de propriété collective avec des parties à usages individuels nécessite de l’argent qui sera amené par des apports individuels et des loyers.

Équité

Chaque personne aura une voix et une seule dans les instances décisionnaires, quelle que soit le nombre de parts et l’apport qu’elle aura amené.

A terme, nous souhaitons que les parts sociales de tous les membres du collectif soient les mêmes afin de répartir un maximum le pouvoir.

Autogestion

Nous avons construit les fondations de ce projet sur des bases autogestionnaires, et comptons bien poursuivre l’aventure ainsi. Nous souhaitons que l’ensemble des instances d’organisation et de décisions collectives sur le lieu relève de l’autogestion. Pour cela, des réunions sont régulièrement mises en place et une attention particulière sera portée à ce que chacun-e puisse y participer dans les meilleures conditions possibles. La participation régulière à ces réunions est indispensable pour que cette volonté d’autogestion devienne réalité.

Mutualisation

Si le projet n’a pas vocation à envisager une mutualisation des économies, il ne s’agit cependant pas pour nous de vivre les uns à côté des autres mais de s’organiser collectivement et mutualiser certaines de nos ressources. Chercher ensemble pour expérimenter un quotidien épanouissant et en accord avec nos valeurs. Coopérer pour reprendre le pouvoir sur nos vies.

Émancipation de tous et toutes

Nous accordons priorité à la dimension humaine du projet, et tenterons toujours de la prioriser sur des considérations en termes d’efficacité, de rentabilité ou de stabilité. Concrètement, nous souhaitons créer des instances, des outils et des pratiques dans lesquels les décisions sont prises de manière démocratique et les affects puissent être exprimés et entendus.

Lutte contre les systèmes de domination

Nous souhaitons lutter contre les processus de domination à l’extérieur du collectif comme à l’intérieur de celui-ci. Nous partageons une lecture politique du quotidien : nous sommes des individualités inscrites dans un monde social régis par des systèmes de dominations et des jeux de pouvoirs qui infusent jusqu’à nos rapports intimes.

Pour une mise en pratique de l’autogestion il est nécessaire que les individus acceptent de prendre le temps de questionner radicalement nos rapports sociaux, la façon dont nous communiquons, d’expérimenter des outils au service de l’émancipation de chacun.e et de la déconstruction des rapports de dominations.

Statut de l’enfant

Nous questionnons en profondeur notre rapport à l’enfance, en revisitant notre posture « d’adulte » dans nos relations aux plus jeunes.

Les enfants présent-e-s sur le collectif ont une place à part entière dans celui-ci et doivent être pris-e-s en compte par l’ensemble de ses membres. A ce titre, ils doivent être considéré-e-s comme des individus a part entière, avec des besoins spécifiques. En conséquence, il est demandé de veiller à les traiter avec considération, respect et bienveillance.

Engagement

Un lieu collectif à la campagne implique un certain nombre d’activités nécessaires à son entretien et à son fonctionnement (taches ménagères, entretien des extérieurs, restauration du bâti, réunions diverses… ). Si plusieurs d’entre nous souhaitent qu’aucune activité ne soit obligatoire et compter sur la bonne volonté de chacun-e, d’autres souhaiteraient un partage rationnel du temps nécessaire à ces activités.

Nous veillerons donc collectivement à faire cohabiter ces deux exigences afin que chacun-e se sente bien.

« Tout ce qui augmente la liberté augmente la responsabilité » Victor Hugo

Lutte contre le capitalisme

Notre démarche d’habitat collectif est fondamentalement politique. Elle s’inscrit dans une critique anti-capitaliste et libertaire. Elle aspire à participer à la constitution d’un mouvement visant à mettre fin à l’ordre capitaliste existant – même si elle vise aussi d’autres objectifs beaucoup plus triviaux.

Écologie

La dimension écologique est essentielle pour chacun-e d’entre nous. Celle-ci ne peut, selon nous, se résumer à des actes individuels mais doit prendre sa place dans un combat plus général contre un monde productiviste.

Pour autant, faire ce que nous pouvons, à notre niveau, nous semble nécessaire et important. Nous réfléchirons donc à nos pratiques individuelles et collectives de manière à les accorder avec nos exigences politiques, les exigences environnementales du lieu et nos possibilités financières.

Ouverture sur l’extérieur

Nous souhaitons que ce lieu puisse profiter à un cercle plus large que les simples acquér-eur-euse-s et que le lieu soit ouvert sur l’extérieur, afin de s’inscrire dans une dynamique locale. Dès l’acquisition du lieu, nous proposerons des temps et des espaces pour que des personnes non-habitantes puissent se joindre à des projets collectifs ou proposer les leurs.

Les activités économiques.

Nous envisageons d’accueillir des activités économiques sur le lieu. Elles devront respecter nos fondamentaux et être validées par le collectif, avec des concertations précises sur les espaces, temps et matériaux partagés. La prise en compte du bien-être des habitant-e-s sera indispensable en amont, pendant et en aval du projet.

Accueil et solidarité

Plusieurs d’entre nous souhaitent pouvoir accueillir des personnes précaires. Nous avons conscience que l’accueil demande un investissement humain et temporel, nous veillerons donc à ce qu’il ne repose que sur les personnes l’ayant pleinement choisi.

Une attention toute particulière sera accordée aux personnes ne souhaitant pas y participer.

Agriculture vivrière

Si nous ne visons pas l’autonomie alimentaire, nous entendons développer sur place une agriculture vivrière. Nous nous engageons à prendre soin des terres qui nous entourent de manière écologique. Ces projets ne seront pas forcément portés collectivement.

Place des animaux

Nous souhaitons vivre avec des animaux.

Des activités d’élevage vivrières sont envisagées sur le lieu. Nous nous engageons à prendre soin des animaux et veiller à leur bien-être. Ces projets ne seront pas forcément portés collectivement.